Impasse des deux palais de Naguib Mahfouz

C’est là le premier volume d’une trilogie de Naguib Mahfouz, écrivain égyptien de langue arabe. Il a été publié au Caire en 1956 sous le titre « Bayn al Qasrayn », du nom d’un vieux quartier qui donne son titre original au roman et signifie « entre les deux palais »; il s’agissait de palais élevés par les califes à l’époque fatimide, aujourd’hui disparus. Dans ce quartier vit la famille bourgeoise d’Ahmed Abd El Gawwad dont le roman livre la chronique entre 1917 et 1919. Le lecteur va vivre la vie quotidienne d’Ahmed, le père, mais aussi d’Amina son épouse, de leurs filles, Khadiga et Aïsha ainsi que de leurs fils, Yasine, Fahmi et Kamal. Et il ne va pas s’ennuyer, le lecteur, compte-tenu de la densité et des rebondissements de l’action. Lire la suite de mon étude →

Gustave Flaubert – George Sand – Correspondance.

Avant leur relation épistolaire, tout semble les séparer : ainsi dans une première version de « L’éducation sentimentale », Flaubert avait écrit : « Je ne m’adresse pas ici aux écoliers de quatrième ni aux couturières qui lisent George Sand mais aux gens d’esprit. »
Et dans une lettre à Louise Collet en 1852, il disait : « Dans George Sand on sent les fleurs blanches, cela suinte et l’idée coule entre les mots comme entre des cuisses sans muscles ».

Mais Sand ayant écrit un article défendant « Madame Bovary » lors du procès fait à Flaubert, ce dernier lui envoie un exemplaire de Salammbô qui vient de paraître, en manière de remerciement et c’est ainsi que commence une relation épistolaire qui durera jusqu’à la mort de Sand en 1876.

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Mr.Ashenden et autres nouvelles de W. Somerset Maugham

« Comme dans les nouvelles pour dames
De Somerset Maugham »

 

Cette phrase a le don de m’irriter prodigieusement ; bien sûr, il ne s’agit que d’une chanson, mais je voudrais savoir ce qu’Alain Souchon entend par « littérature pour dames » : pense-t-il à « littérature à l’eau de rose » ? Dans ce cas y associer Somerset Maugham est une erreur, j’en tiens pour preuves ses nouvelles d’espionnage qui ont été nourries d’une réalité vécue, « ce recueil, dit l’auteur dans la préface, s’inspire de mon expérience d’agent secret pendant la guerre ( 1ère guerre mondiale) mais remaniée au service de la fiction . Car la réalité est un piètre conteur ».

Je vais vous présenter la nouvelle que je préfère, elle s’intitule « Son Excellence » et vous verrez que les hommes aussi peuvent, sans déchoir, lire les nouvelles de Somerset Maugham ainsi que ses romans qui eurent un très vif succès lors de leur parution.

L’humour est présent dans toutes ces nouvelles mais il atteint des sommets dans le portrait de Sir Herbert Witherspoon dont le narrateur dit : «  Son apparence et ses façons faisaient de lui le spécimen parfait de sa race ».

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