Le gardien du feu de Anatole Le Braz

 

La présence d’un phare dans « La mémoire des embruns » de Karen Viggers me fait penser à un roman d’Anatole Le Braz où le rôle du phare est central : « Le gardien du feu ».

Point de terres australes ici mais la Bretagne de 1876 car c’est à cette date que l’histoire débute, une histoire tragique dont le dénouement se jouera sur l’îlot désolé de Gorlébella au cœur du Raz de Sein.

Ce roman délivre un parfum de Bretagne ancienne, terre de légendes et de tempêtes.

Le roman se compose de 15 chapitres précédés de quelques pages où l’auteur utilise une stratégie narrative assez fréquente dans les romans du 19ème siècle (« Le roman de la momie » de TH. Gautier par exemple). Le narrateur a entre les mains un document qu’il transcrit pour nous où Goulven Denès a conté « le drame peut-être le plus atroce dont les tragiques annales du raz aient conservé le souvenir ».

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La mémoire des embruns de Karen Viggers

 

Si «  l’Antarctique possède un charme auquel on succombe pour la vie », j’ai, quant à moi, apprécié dans ce roman sa puissance d’évocation de régions lointaines comme les îles australiennes, de leur faune, de leurs paysages. Puissance qui rend également sensibles l’air cristallin, le froid intense de l’Antarctique, la magie de ses aurores australes, l’éblouissement provoqué par les éclats du soleil sur la glace ou les icebergs sculptés par le vent.
Mais ce livre est un roman et, dans cette atmosphère se déroule une intrigue.
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